mercredi 17 avril 2019

The words are there, play by Ronan Dempsey


Next performances Edinburgh Fringe 2019! 🏴󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿 🏛 🎭 @ theSpaceUK Surgeons Hall.
'.....Go see it....It is soul stirringly good..⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️....' "The words are there" Ronan Dempsey . August 2-24. We'll be there !🌟☀️🌈 Book now!
Jeanne Maria

Excellent article de Chris O'Rourke sur la dernière pièce de théâtre écrite et jouée par Ronan Dempsey The words are there.
https://www.theartsreview.com/single-post/2017/05/17/The-Words-Are-There
*****
More Than Words

The moment it begins, Ronan Dempsey’s latest play, “The Words Are There,” asks for a little indulgence. A moment or two of your patience for, like a fine wine, “The Words Are There” needs a moment or two to breathe. To just be, to settle, so it can better release its full-bodied flavours. At various moments throughout it will again ask for momentary breaths, but by that time you will be too absorbed to notice. Too captivated beneath its irresistible spell, marvelling at this great reckoning in a little room taking place before you, realising you are witnessing something more than just a little bit special. 

In a small, dingy room in beautiful Bettystown, a lone man awaits, as silent as the grave, dressed in worn clothes as battered and tattered as his soul. Soon Trish will return, and he’s eager, or desperate, to make sure she feels welcomed. Around him, Gordan Ramsey rants in expletives while spilt wine pools like blood on the floor, hinting at an undercurrent of old violence, and of open wounds, lying just below the silence. As he tries to remember and refashion the past, hoping they both can escape its hell and embrace its promise, the question looms; will this gentle Pygmalion fashion his perfect Galatea, or will it be Frankenstein’s bride who walks through the door ready to spurn her monster?
Sensitively and powerfully exploring abuse and domestic violence, especially domestic violence towards men, “The Words Are There” explores what for many remains a taboo subject, recognising the mental, emotional and physical violence men can sometimes be subjected to. But themes alone do not make for great theatre, and "The Words Are There" is a first class example of how to make great theatre. Looking at times like a mix of street, mime and performance artist, Ronan Dempsey, who performs, writes and directs, ensures his rich physical vocabulary remains true to his character and shows little of the actor's technique. Polish is sacrificed for purity, and potency is the result. A searingly beautiful, goose bumps giving performance, even if it is, on the rare occasion, almost upstaged by the unnaturally thin Trish, rendered vocally by Jessica Leen. Sound design by Gavin Hennessy, and lighting design by Brian Nutley, are astonishingly good, made more so by the spilt second timing required throughout, where light, sound, and performance turn in a fraction of a moment, always perfectly realised. All of which is informed by a beautiful, uncredited soundtrack, rumoured to be by Dempsey, that is haunting and heart breaking in equal measure.

“The Words Are There” is a little like a world cinema, cult classic movie. Word of mouth spreads at first, raving about how great this lesser known gem is, until soon everyone is talking about it. Everyone will want to see it, and those who miss it regret that they didn't go when they had the chance. Don't deal in regret. If you only see one new show this month, go see “The Words Are There.” It is soul stirringly good.
“The Words Are There” by Ronan Dempsey, presented by The Nth Degree and Theatre Upstairs, runs at Theatre Upstairs until May 20th.

For more information, visit Theatre Upstairs



Next performances Edinburgh Fringe 2019! 🏴󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿 🏛 🎭 @ theSpaceUK Surgeons Hall.
'.....Go see it....It is soul stirringly good..⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️....' "The words are there" Ronan Dempsey . August 2-24. We'll be there !🌟☀️🌈 Book now!

dimanche 13 janvier 2019

Borges, Jorge Luis (1899, Buenos Aires-1986 Genève).




Jorge Luis Borges, poète, écrivain, essayistené le 24 août 1899 à Buenos Aires et mort à Genève le 14 juin 1986.



“La lluvia”
de Jorge Luis Borges

Bruscamente la tarde se ha aclarado 
Porque ya cae la lluvia minuciosa. 
Cae o cayó. La lluvia es una cosa 
Que sin duda sucede en el pasado. 

Quien la oye caer ha recobrado 
El tiempo en que la suerte venturosa 
Le reveló una flor llamada rosa 
Y el curioso color del colorado. 

Esta lluvia que ciega los cristales 
Alegrará en perdidos arrabales 
Las negras uvas de una parra en cierto 

Patio que ya no existe. La mojada 
Tarde me trae la voz, la voz deseada, 
De mi padre que vuelve y que no ha muerto.

La pluie
Brusquement le soir s’est éclairci
Car déjà tombe la pluie minutieuse.
Elle tombe ou est tombée. La pluie est une chose
Qui sans doute arrive dans le passé.

Celui qui l’entend tomber a retrouvé
Le temps qui dans l’heureuse chance
Lui révéla une fleur appelée rose
Et la curieuse couleur du coloris.

Cette pluie qui aveugle les vitres
Réjouira dans les faubourgs perdus
Les vignes noires d’une treille d’un certain

Patio qui n’existe plus. Le soir mouillé
M’apporte la voix, la voix désirée,
De mon père qui revient et qui n’est pas mort.
(traduction Jeanne Marie)



"Los justos"
de Jorge Luis Borges

Un hombre que cultiva su jardín, como quería Voltaire.
El que agradece que en la tierra haya música.
El que descubre con placer una etimología.
Dos empleados que en un café del Sur juegan un silencioso ajedrez.
El ceramista que premedita un color y una forma.
El tipógrafo que compone bien esta página, que tal vez no le agrada.
Una mujer y un hombre que leen los tercetos finales de cierto canto.
El que acaricia a un animal dormido.
El que justifica o quiere justificar un mal que le han hecho.
El que agradece que en la tierra haya Stevenson.
El que prefiere que los otros tengan razón.
Esas personas, que se ignoran, están salvando el mundo.
(La cifra, 1981)

Les justes
Un homme qui cultive son jardin, comme voulait Voltaire.
Celui qui remercie qu’il y ait de la musique sur terre.
Celui qui découvre avec plaisir une étymologie.
Deux employés qui dans un café du Sud jouent en silence aux échecs.
Le céramiste qui imagine une couleur et une forme.
Le typographe qui compose bien cette page, qui peut-être ne lui plaît pas.
Une femme et un homme qui lisent les tercets de fin d’un certain chant.
Celui qui caresse un animal endormi.
Celui qui justifie ou veut justifier le mal qu’on lui a fait.
Celui qui remercie qu’il y ait eu Stevenson sur terre.
Celui qui préfère que les autres aient raison.
Ces personnes, qui s’ignorent, sauvent le monde.
(Jorge Luis Borges, La cifra, 1981, trad. Jeanne Marie)

lundi 11 juillet 2016

Le Jardin des Poètes de Jeanne Marie.... Federico Garcia Lorca (1898-1936)

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Federico Garcia Lorca




Le Jardin des Poètes... une promenade poétique et musicale sur ARfm - Fréquence Paris Plurielle 106.3MHz . Chaque troisième vendredi du mois à l'heure du goûter, Jeanne Marie http://jeannemarielapoesie.blogspot.fr/ vous invite à pousser la porte du jardin. Découvrir ou retrouver des poètes d'hier et d'aujourd'hui...

… l’été est là, magnifique après les belles pluies de mai et de juin. La France vient de nous offrir une magnifique performance dans l’Euro de football et la défaite de la finale contre les valeureux portugais n’enlève rien à la beauté de leur jeu. La joie était là ici au loin à travers les téléviseurs, cet Euro a été suivi dans le monde entier et on peut être poète, aimer la poésie et… le football, ce sport qui unit tellement les hommes sur notre planète.

Je ne sais ce qu’aurait dit ce matin, le cher, le bien-aimé poète assassiné il y a quatre-vingt ans, près de Granada, dans le ravin de Viznar, lui qui aimait tant les fêtes de l’enfance, les fêtes des villages de son Andalousie, cette allégresse partagée, des foules célébrant le jeu sur une verte, oh si verte prairie, dans la valse des papillons de nuit… Federico, Federico Garcia Lorca, tu estrella viva eternamente, celebrando los juegos en la pradera verde, un campo verde en el baile nocturno de las mariposas…
Voici quelques lignes sur sa vie.
Federico Garia Lorca est né à Fuentevaqueros, province de Grenade en 1898. Il étudia la philosophie, la littérature et le droit. En 1919, il part à Madrid où il vivra pendant une dizaine d’année dans la Résidence des Etudiants, cette ruche d’où est sortie la Génération des poètes, nommée del 27’, de l’année 1927. Il voyage aux Etas-Unis, au canada, à Cuba entre 1929 et 1930. Il fait du théâtre avec sa troupe universitaire itinérante La Barraca. Il donne des conférences, écrit des pièces de théâtre et bien sûr, de la poésie. Lorsqu’éclate la Guerre Civile en 1936, qui aurait pu prévoir la monstruosité du crime qui effacerait les traces de son corps mais ferait briller son étoile au firmament ? Il est de tous les poètes espagnols contemporains le plus universellement connu. Il avait trente-huit ans quand à l’aube de ce matin d’août 1936….
Le 12 juillet 1936, au cours d’un dîner chez le poète chilien, Pablo Neruda, Federico García Lorca manifeste l’intention de quitter Madrid pour « se mettre à l’abri de la foudre ». Le lendemain, il confie à son ami phalangiste, Edgar Neville : « Je m’en vais parce qu’ici on veut m’impliquer dans la politique, alors que je n’y entends rien et que je ne veux rien savoir. Je suis l’ami de tous et je souhaite seulement que tout le monde puisse travailler et manger ». 
Le 16 août au soir, sur l’ordre du Commandant Valdès, Ruiz Alonso, muni d’un mandat d’arrêt et accompagné de deux sections de miliciens, se présente au domicile des Rosales à Grenade où Federico a trouvé refuge. Le poète est malmené, emmené de force et emprisonné. Le 19 au matin, Federico García Lorca est transféré en secret à l’ancienne résidence pour enfants de la Colonia, qui a été convertie depuis peu en lieu de détention. Conduit sur la route d’Alfaraz, il est sommairement exécuté avec deux compagnons d’infortune, le maître d’école, Dióscoro Galindo et le banderillero Francisco Galadi, à 4 heures du matin, au pied des oliviers du ravin de Viznar.






¯¯2’30 La guitarra, de Federico Garcia Lorca, interprétée par Celeste Alias.
https://www.youtube.com/watch?v=JmO4loi4LoI
Lectures  La guitare, traduit par Jeanne Marie
Hommage de Jean Cassou et d’Antonio Machado (1875-1939) El crimen fue en Granada , lors de l’Exposition Internationale de 1937 de Paris au Pavillon de l’Espagne.

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Jean Cassou
¯¯ 2’44 El Paso del Ebro, le Chant de l’Ebre, chant de résistance que les Espagnols chantaient déjà dans leur Guerre d’Indépendance contre les armées napoléoniennes en 1808.
Lecture Bonjour Federico, de René-Guy Cadou, poète français 1920-1951.


Dans un prochain Jardin des Poètes, nous écouterons des poèmes de Federico et aussi  les chants de poètes du monde entier qui aujourd’hui, quatre-vingts ans après sa mort le pleurent et l’admirent encore.