mercredi 26 février 2014

Hélène Cadou (1922-....) Cantate des nuits intérieures....poème O mes enfants de tous les coins du monde dans Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger

« Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger »dimanche 2 mars 2014 à 15 heures 
salle des fêtes Jean Cheyrolles, rue de l'Abbaye à Beaumont-le-Roger.
récital proposé par Jeanne Marie, avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard
& Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone.


Ce récital est dédié aux Poètes et Musiciens de la Grande Guerre, mais aussi aux femmes à travers trois poétesses : 
Lucie Delarue-Mardrus, normande de Honfleur ; Cécile Périé, engagée dans les combats pacifistes contre la Guerre, et Hélène Cadou, poétesse immortalisée par son époux si jeune disparu, René-Guy Cadou (photo).



Hélène Cadou (1922- )
O mes enfants de tous les coins du monde
Je voudrais vous prêter ma voix
Et la douceur profonde de mon cœur
Je me détourne des littératures
Où la beauté la plus aigüe
Epuise toutes les ressources du mal
Pourquoi chanter une souffrance humaine
Si le chant n’apaise mille souffrances trop obscures ?
Visages inconnus de nuit
De larmes longtemps contenues
Je vous regarde à l’heure où ma fenêtre
S’ouvre sur le silence
Je vous accueille en moi avec une tendresse infinie
Il ne faut pas mourir
L’aube encore une fois va naître
Sur terre il restera toujours
Une espérance infime
A découvrir
(Cantate des nuits intérieures,  Editions Seghers 1958, Ed. Bruno Doucey, 2013)



Oh ! si la grâce d’une fleur
Les flûtes pensives des sources
Etaient plus douces à nos cœurs
Que les ornements du destin
Il fallait nous oublier là
Sous le couvert d’humbles forêts
Et nous pardonner un amour
Trop sûr de son pouvoir secret.
(dans Le bonheur du jour)


Comme une fenêtre qui s’ouvre
Comme une rose qui s’éveille
Je te retrouve chaque jour
Toi qui me donnes la raison
Par toi je dispose du ciel
Et j’ose prendre sans remords
Ma part vivante des choses.
S’il est dans l’ordre de l’été
Que chaque arbre ait double visage
Je me nourris de ta lumière
Et ne veux plus être pour toi
Que ton poids d’ombre sur la terre.
(dans Le bonheur du jour, Ed. Bruno Doucey 2013))

Une étincelle dans la neige
Les roses sous les doigts du gel
Sont moins fragiles que mon cœur
Pour vivre il me faut ton visage
Le ciel posé comme un miroir
Sur l’eau secrète d’une source.

(dans Le bonheur du jour, Ed. Bruno Doucey 2013))

Romain Rolland, Anthologie des Poètes contre la Guerre... à propos du Centenaire de la Grande Guerre dans Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger

Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger » dimanche 2 mars 2014 à 15 heures salle des fêtes Jean Cheyrolles, rue de l'Abbaye à Beaumont-le-Roger, dans l'Eure récital proposé par Jeanne Marie, l'Association Esperanza, organisé par l'Association Culturelle de Beaumont,  avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard & Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone.  Récital dédié particulièrement aux poètes de la Grande Guerre (1914-1918), aux nombreux pacifistes comme Romain Rolland (photo) qui ont lutté pour épargner aux peuples l'inutile tragédie.

Les poètes contre la guerre — Anthologie de la poésie française 1914-1919 est le dixième livre, publié en 1920 par les Editions du Sablier (créées à Genève par René Arcos et Frans Masereel). 
Il s'ouvre sur une introduction de Romain Rolland, datée de Janvier 1920, et intitulée : "L'Esprit contre la guerre" ; elle est suivie par un bois gravé frontispice par Frans Masereel, représentant en premier plan un poète, écrivant avec une encre de sang, pour témoigner sur ce qu'il voit : les massacres de la guerre, la pauvreté des hommes, tandis que des masques et de gros capitalistes contemplent le spectacle.
L'anthologie regroupe des textes poétiques de :
René Arcos, "Les Morts", "Septembre 1916", "La  Guerre des Hommes", Tout n'est  peut-être pas perdu (extrait du  Sang des autres
Georges Bannerot, La Lettre de mon ami (extrait des Statues mutilées)
Banville d'Hostel, "A l'Homme de guerre"
L. Charles Baudouin, "Un cri des entrailles profondes", "Oeil pour oeil, dent pour dent" (extraits de Baptimales et de L'Arche flottante
Joseph Billiet, "Terre"
Loïs Cendré, "Reproche aux poètes", "Aux sacrifiés"    
Georges Chennevière, "La Flamme", "Ravitaillement", "De Profundis", "L'Etranger", 
Georges Duhamel, "Elégie", "Ballade de Florentin Prunier", "Elegie" (extraits d' Elégies
Edouard Dujardin, "Les Propos du Blessé de guerre" 
Luc Durtain, "Le Régiment à l'arrière", "14 juillet 1919" (extraits de Lise et du Retour des hommes
Louis de Gonzague Frick, "Dualisme" (extrait de Girandes)
P. J. Jouve, "L'Argent", "Il n'y a pas de victoire", (extraits de Danse des morts, et de Heures Livre de la Nuit)  
Marc Larreguy de Civrieux, "A celle qui oubliera", "Debout les morts" (extrait de La Muse du Sang
Marcel Martinet, "Poètes d'Allemagne, ô frères inconnus...", "Ce quai" (extraits des Temps maudits
Claude Roger Marx, "Poème pour le jour des morts" 
Cécile Périn, "A Charles Vildrac", "Les Femmes de tous les pays", "Et vous dormez en paix" (extraits de Les Captives
Georges Périn, "Ce qui survint", "Drame" (extrait de Suite sur la Nature en temps de guerre
Georges Pioch, "Epitaphe", "Vivre, enfin", "Stances à la révolution"  
Maurice Pottecher, "Le Point de v ue des corbeaux", "La bonne hôtesse" (extraits des Chants de la tourmente, Ollendorf) 
J. M. Renaitour, "Tuer", "Semence" (extraitde La Mort du feu
Jules Romains, "Europe ! Je n'accepte pas", "La Pluie tombe", "Mais il est midi" (extrait de Europe, N.R.F.) 
Jean de Saint-Prix, "A la Russie", "Il m'a dit, ce soldat...", "Patrie", "Quatre ans" 
Henriette Sauret, "A Romain Rolland", "Ceux qui son morts" (extraits de L'Amour à la Géhenne
Charles Vildrac, "Souvenirs", "Chant du désespéré", "Elégie villageoise", "Chant d'un fantassin"


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Cécile Périn (1877-1959) poème Les femmes de tous les pays.... dans Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger


« Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger » 
dimanche 2 mars 2014 à 15 heures 
salle des fêtes Jean Cheyrolles, rue de l'Abbaye à Beaumont-le-Roger, dans l'Eure 
récital proposé par Jeanne Marie, l'Association Esperanza, organisé par l'Association Culturelle de Beaumont,
avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard & Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone.

   Cécile Périn (1877-1959) 

Les Femmes de tous les pays
Les femmes de tous les pays
A quoi songent-elles, muettes?
Celles à qui la guerre a pris
Le bonheur ? Les femmes qui guettent...

Les femmes de tous les pays,
O complices inconscientes,
Vous étouffez encor vos cris,
Vous êtes là, comme en attente.

Les femmes de tous les pays,
La voix meurt donc dans votre gorge,
Quand ce sont vos hommes, vos fils,
Que l'on mutile ou qui s'égorgent?
(Les captives, 1919)
  
Chant à voix basse

Chante. La mer s’écrase au bord des rochers noirs ;
Même en dormant, elle palpite.
Chante à mi-voix. Le vent frais et léger du soir
Ramène les vagues en fuite.

Sur l’immensité bleue et laiteuse, au couchant,
S’allongent des reflets de cuivre,
Et de son grand vol courbe une mouette fend
Le ciel limpide et le fait vivre.

Tout est souple, le vent, la vague, les oiseaux,
Devant tes yeux, contemplative !
Sois vibrante et sensible aux plus faibles échos,
Ne demeure jamais passive.
(Inédit pour l’Anthologie des poètes contre la guerre)

Cécile Perin née le 29 janvier 1897 à Reims. Elle est parmi plusieurs jeunes poètes qui collaborent aux revues éphémères pendant la décennie qui précède 1914. Son volume de 1919, Les Captives, hésite entre le soutien tiède à la guerre et le mépris, comme dans le poème suivant, choisi par Romain Rolland pour son anthologie, Les Poètes contre la guerre.
Collaboration poétique au Divan, n°24, septembre 1911. Bibliographie ; Vivre ! Revue littéraire de Paris et de Champagne, 1906. Les Pas légers, Sansot, 1907. Variations du Cœur pensif, Sansot, 1911. La pelouse, Sansot, 1914. Prix national de Poésie 1914. Les Captives, Sansot, 1919. Les Ombres heureuses, Le Divan, 1922. Finistère...

Jean de la Ville de Mirmont (1886-1914) poème Je suis né dans un port .... dans Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger

« Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger » dimanche 2 mars 2014 à 15 heures 
salle des fêtes Jean Cheyrolles, rue de l'Abbaye à Beaumont-le-Roger, dans l'Eure 
Proposé par Jeanne Marie, l'Association Esperanza, organisé par l'Association Culturelle de Beaumont,
avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard & Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone.

Jean de la Ville de Mirmont (1886-1914) 
Je suis né dans un port
Je suis né dans un port et depuis mon enfance
J’ai vu passer par là des pays bien divers. 
Attentif à la brise et toujours en partance,
Mon cœur n’a jamais pris le chemin de la mer.

Je connais tous les noms des agrès et des mâts.
La nostalgie et les jurons des capitaines,
Le tonnage et le fret des vaisseaux qui reviennent
Et le sort des vaisseaux qui ne reviendront pas.

Je présume le temps qu’il fera dès l’aurore,
La vitesse du vent et l’orage certain,
Car mon âme est un peu celle des sémaphores,
Des balises, leurs sœurs, et des phares éteints.

Les ports ont un parfum dangereux pour les hommes
Et si mon cœur est faible et las devant l’effort,
S’il préfère dormir dans de lointains arômes,
Mon Dieu, vous le vouliez, je suis né dans un port.

(Horizons chimériques, 1920 publication posthume)

Raphaël Périé (1848-1925) poème Les deux mères... dans Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger

« Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger »  dimanche 2 mars 2014 à 15 heures 
salle des fêtes Jean Cheyrolles, rue de l'Abbaye à Beaumont-le-Roger, Eure.
récital proposé par Jeanne Marie de l'Association Esperanza, organisé par l'Association Culturelle de Beaumont
avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard & Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone.

Raphaël Perié (1848-1925)
Les deux  mères
C’est une mère allemande…
Seule sous son pauvre toit,
Elle pleure comme toi,
Sa douleur n’est pas moins grande….
C’est une mère allemande.

Toi ici, elle là-bas,
Vous ne vous connaissez pas
Car la terre aussi est grande.

Son fils combattait le tien.
Pourquoi ? il n’en savait rien….
C’est l’empereur qui commande.

Tous les deux, les pauvres gars,
Ils sont enterrés là-bas,
Côte à côte sur la lande.

On vous a bien dit l’endroit ;
Vous y voleriez  tout droit :
Votre cœur les redemande.

Hélas, vous ne pouvez pas ;
On se tue encore là-bas ;
Il faut que le cœur attende ;

Pleurez pour passer le temps ;
Parlez à vos chers enfants
Si la douleur est trop grande ;

Parlez-leur du temps ancien
Où vous leur donniez le sein ;
Chantez-leur un vieux refrain,
Tout bas, sans qu’on vous entende.

Un jour, vous irez les voir…
Peut-être le même soir,
Avant que la nuit descende.

Arriverez-vous là-bas,
Tristes femmes, pas à pas,
Des deux côtés de la lande ;

Et alors, avec douceur,
Tu te diras dans ton cœur :
« Celle qui vient, c’est ma sœur,
C’est une mère allemande. »
(L’Ecole du Citoyen)

Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945) L'odeur de mon pays... dans Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger

« Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger » dimanche 2 mars 2014 à 15 heures 
Proposé par Jeanne Marie, association Esperanza et l'Association Culturelle de Beaumont.
 avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard & Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone.

Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945)
L’odeur de mon pays
L’odeur de mon pays était dans une pomme.
Je l’ai mordue avec les yeux fermés du somme
Pour me croire debout dans un herbage vert.
L’herbe haute sentait le soleil et la mer,
L’ombre des peupliers y allongeait des raies,
Et j’entendais le bruit des oiseaux, plein les haies
Se mêler au retour des vagues de midi.
Je venais de hocher le pommier arrondi
Et je m’inquiétais d’avoir laissée ouverte,
Derrière moi, la porte au toit de chaume mou…

Combien de fois, ainsi, l’automne rousse et verte
Me vit-elle au milieu du soleil et, debout,
Manger, les yeux fermés, la pomme rebondie
De tes prés, copieuse et forte Normandie !...
Ah ! je ne guérirai jamais de mon pays !
N’est-il pas la douceur des feuillages cueillis
Dans leur fraîcheur, la paix et toute l’innocence ?
Et qui donc a jamais guéri de son enfance ?
(Ferveur)

Paul Fort et La Ronde autour du monde dans .... Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger

« Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger » dimanche 2 mars 2014 à 15 heures 
Proposé par Jeanne Marie, association Esperanza et l'Association Culturelle de Beaumont.
 avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard & Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone.

Paul Fort (1872-1960) 
La ronde autour du monde (extraits)

 (Ballades françaises, Paul Fort a été élu en 1912 prince des poètes)

François
Si toutes les filles du monde voulaient s' donner la main
Tout autour de la mer, elles pourraient faire une ronde
Si tous les gars du monde voulaient bien êtr' marins
Ils f'raient avec leurs barques un joli pont sur l'onde
Alors on pourrait faire une ronde autour du monde
Si tous les gars du monde voulaient s' donner la main

Jean-François
Si tous les gars du monde
Décidaient d'être copains
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans la main
Le bonheur serait pour demain

Marcelle
Ne parlez pas de différence
Ne dites pas qu'il est trop blond
Ou qu'il est noir comme du charbon
Ni même qu'il n'est pas né en France
Aimez-les n'importe comment
Même si leur gueule doit vous surprendre
L'Amour c'est comme au régiment
Il n'faut pas chercher à comprendre

¯Musique seulement

(reprise…avec la musique tous ensemble du couplet
.Si tous les gars du monde…)

¯MUSIQUE¯sur l’air de « Si tous les gars du monde »

FINAL en chœur avec le public 

Un après-midi poétique à Beaumont-le-Roger




« Un après-midi poétique et musical à Beaumont-le-Roger »
dimanche 2 mars 2014 à 15 heures
salle des Fêtes Jean Cheyrolles, rue de l'Abbaye à Beaumont-le-Roger (Eure)
Proposé par Jeanne Marie, l'association Esperanza,organisé par l'Association Culturelle de Beaumont
avec Marcelle Rosnay,  Jean-François Marsat-Subrini, François Besnard
& Veronica Romero-Saez, piano, Jonathan Robert, saxophone. 
¯MUSIQUE¯ 
Pavane pour une infante défunte, Maurice Ravel (1875-1937)
Première Gymnopédie, Erik Satie (1866-1925)
Valse tyrolienne, Villageoises, Francis Poulenc (1899-1963)
Brasileira, 3e mvt Suite Scaramouche, Darius Milhaud (1892-1974)
The Little Negro, Claude Debussy  (1862-1918)
Gens et Pays Etrangers, Scènes d’enfants op.15, Robert Schumann (1810-1856)
¯¯Poètes et poèmes ¯¯
Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945) L’odeur de mon pays
(dans Ferveur, 1902) ; 
Raphaël Perié (1848-1925) Les deux  mères
(dans La Petite Ecole du Citoyen, 1925) ;
Apollinaire (1880-1918) Tristesse d’une étoile
(dans Calligrammes, Poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916) ;
Jean de la Ville de Mirmont (1886-1914) Je suis né dans un port
(dans Horizons chimériques, 1920 publication posthume) ;
Louis Aragon (1897-1982) De la guerre et ce qui s'en suivit
(dans Le roman inachevé, 1956) ;
Victor Hugo (1802-1885) Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent… 
(dans Les Châtiments, 1853)
 Jean-Pierre Rosnay (1926-2009) Fauvette
(dans Danger Falaises Instables) ;
Victor Hugo Chanson  (dans Les Contemplations, 1856) ;
Gérard de Nerval (1808-1855) Une allée du Luxembourg
(dans Odelettes) ;
François Besnard dit ses poèmes La Marelle, J’aime pas les poètes ;
 Georges Duhamel (1884-1966) Les confitures
(dans Fables de mon jardin, 1936) ;
Jean-Pierre Rosnay L’accent circonflexe et la petite a cédille 
(dans Diagonales) ;
 Cécile Périn (1877-1959) Les Femmes de tous les pays
(dans Les captives, 1919) ;
Hélène Cadou (1922- ) O mes enfants de tous les coins du monde
(dans Cantate des nuits intérieures, 2013) ;
Francis Jammes (1868-1938) La paix est dans le bois
(dans De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir, 1898) ;
 Paul Fort (1872-1960) La ronde autour du monde
(dans Ballades françaises)