vendredi 16 janvier 2015

dîtes-le avec des fleurs, par Jeannine

"Dîtes-le avec des fleurs" par Jeannine

Annonce publiée sur le blog de la station de radio http://aubervilliers-radio.over-blog.com/          

Sur Fréquence Paris Plurielle-ARfm 106.3 Mhz, à partir du mois de janvier 2015, vers 17h00 retrouvez Dîtes-le avec des fleurs de Jeannine, le 3e vendredi à la suite du Jardin des Poètes de Jeanne Marie, à partir de 16:30 le même 3e vendredi du mois : au fil des saison et des couleurs du ciel, Jeannine cultive son jardin et le nôtre, parle des fleurs, des arbres et des oiseaux, donne quelques conseils. Dîtes-le avec des fleurs, une paisible invitation à se rapprocher de la nature, une halte qui gentiment prolonge les instants de poésie.
Illustration photo prise sur Google

Au fil des saisons, Jeannine vous invite au jardin
Lien avec www.jeannemarielapoesie-blogspot.fr   

jeudi 15 janvier 2015

Le Jardin des Poètes de Jeanne Marie du 16 janvier 2015 avec le poète des Humbles, François Coppée 1848 -1908

François Coppée 1842-1908 le Poète des Humbles 
Le Jardin des Poètes... une promenade poétique et musicale sur ARfm - Fréquence Paris Plurielle 106.3MHz . Chaque troisième vendredi du mois à l'heure du goûter, Jeanne Marie http://jeannemarielapoesie.blogspot.fr/ vous invite à pousser la porte du jardin. Découvrir ou retrouver des poètes d'hier et d'aujourd'hui... Honneur à Charles Trenet, poète chantant, qui offre le générique à l'émission. Aujourd'hui, 16 janvier 2015, à travers quelques poèmes et chansons, évocation de la vie de François Coppée. François Coppée 1842-1908,  poète des Humbles, fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles.

Illustrations poétiques : Prisonnier d'un bureau, L'allée est droite et longue..., Janvier, Un rêve de bonheur qui souvent m'accompagne..., Petits bourgeois, La petite marchande de fleurs et La mort des oiseaux, poèmes des recueils Promenades et intérieurs, Intimités 
et musicales avec les chansons : Comme un moineau, par Frehel, et Bras dessus, bras dessous, par les Compagnons de la Chanson.

Et un hommage à la Marche pour l'Unité et la Fraternité 

offert par l'Ensemble Les Muses Galantes, de Louise Audubert violoncelliste, 
en concert dimanche 11 janvier 2015 à 16h à l'heure du grand rassemblement
extraits de la Cantate Bwv 144 de Johann-Sebastian Bach, air pour Alto et Choral.
dimanche 11 janvier 2015 L'Ensemble Les Muses Galantes, Crypte St Ferdinand des Ternes (photo
Lika Laloum et Tiphaine Coquempot,violons ; Tania-Lio Faucon-Cohen, alto ; Sylvain Mathaut, clavecin ; Brian Cummings, voix d'Alto ; Mathieu Serrano, contrebasse et Louise Audubert, violoncelle)

Prochains rendez-vous au Jardin des Poètes 3e vendredi du mois sur ARfm 106.3 Mhz Fréquence Paris Plurielle à partir de 16h30 : vendredi 20 février, vendredi 20 mars, vendredi 17 avril, vendredi 15 mai, vendredi 19 juin, ven 17 juillet, ven 21 août....

Voici quelques dizains de François Coppée
Prisonnier d’un bureau…
Prisonnier d'un bureau, je connais le plaisir De goûter, tous les soirs, un moment de loisir. Je rentre lentement chez moi, je me délasse Aux cris des écoliers qui sortent de la classe ;
Je traverse un jardin, où j'écoute, en marchant, Les adieux que les nids font au soleil couchant, Bruit pareil à celui d'une immense friture. Content comme un enfant qu'on promène en voiture,
Je regarde, j'admire, et sens avec bonheur Que j'ai toujours la foi naïve du flâneur.
L'allée est droite et longue...
L'allée est droite et longue, et sur le ciel d'hiver  Se dressent hardiment les grands arbres de fer, Vieux ormes dépouillés dont le sommet se touche. Tout au bout, le soleil, large et rouge, se couche. À l'horizon il va plonger dans un moment. Pas un oiseau. Parfois un léger craquement Dans les taillis déserts de la forêt muette ; Et là-bas, cheminant, la noire silhouette, Sur le globe empourpré qui fond comme un lingot, D'une vieille à bâton, ployant sous son fagot.
La mort des oiseaux
Le soir au coin du feu, j’ai pensé bien des fois
A la mort d’un oiseau, quelque part, dans les bois.
Pendant les tristes jours de l’hiver monotone,
Les pauvres nids déserts, les nids qu’on abandonne,
Se balancent au vent sur un ciel gris de fer.
Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l’hiver !
Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes
Dans le gazon d’avril où nous irons courir.
Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?